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Un neuvicois, capitaine des armées de la Révolution.

Pendant une vingtaine d'années, entre 1804 et 1824, sur la plupart des actes d'état-civil de Neuvic, on retrouve un témoin nommé Jean Huet, ancien capitaine. 
En cherchant un peu, on peut retrouver quelques traces laissées par ce personnage.
 
Jean Huet est né au bourg de Neuvic le 13 mai 1751, fils de Jérôme et de Marguerite Rieupé (mariés à Neuvic le 18 février 1749). Son parrain était Jean Huet, grand-père ou oncle paternel, et sa marraine Catherine Canti, de Sourzac. Un frère aîné, Guillaume né en 1850 n'a pas survécu, et une soeur, Marie (1752-1808) épousera Sicaire Ronteix (1752-1813).
 
On ne retrouve de traces de Jean Huet avant son parcours militaire que par l'intermédiaire de l'acte de décès de son fils Jérôme qui meurt à Neuvic le 8 novembre 1816 alors qu'il est voltigeur au 1er RI de la garde royale, convalescent à Bordeaux. Sa mère est Marie Bouchet, originaire de Bordeaux et décédée.
 
Jean Huet a donc vécu à Bordeaux avant la Révolution avant de devenir un des "Volontaires de la Révolution". On retrouve ses états de service dans le livre qui relate l'histoire du 19e bataillon de Paris (lien vers Gallica) ainsi que dans le livre de Louis de Cardenal "Recrutement de l'armée révolutionnaire en Périgord".
 
Sa progression dans la hiérarchie militaire est spectaculaire et digne de cette époque révolutionnaire qui décrète la levée en masse des "volontaires" et doit les encadrer : caporal le 25 juillet 1792, il est sergent le 18 mars 1793, sous-lieutenant deux semaines plus tard, le 1er avril 1793, capitaine en 1799 (18e demi-brigade).
 
Il est blessé par une explosion de mine le 25 juillet 1793 à Valenciennes, puis à nouveau à Ronco et à Caldiero (en Vénétie) le 12/11/1796 lors d'une défaite des troupes sous le commandement de Bonaparte.
 
Sa carrière militaire se termine en 1803 et il se retire à la retraite dans son village natal. Son prestige d'ancien officier et sans doute son habitation proche de la mairie en font alors le témoin privilégié pour la rédaction des actes d'état-civil !
 
Sa trace disparait en 1824, il ne semble pas être mort à Neuvic.
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